L’hypnose suscite souvent des questions.
Est-ce du sommeil ?
Une perte de contrôle ?
Un état particulier du cerveau ?
Les neurosciences permettent aujourd’hui d’éclairer certains mécanismes :
attention,
automatismes,
émotions,
mémoire
et neuroplasticité.
Cabinet situé à Saint-Ouen-les-Vignes, proche Amboise, Tours et Blois.
Le cerveau consomme beaucoup d’énergie.
Pour fonctionner efficacement,
il cherche à automatiser ce qui peut l’être.
C’est ce qui permet de conduire,
marcher,
lire,
écrire
ou réaliser certains gestes quotidiens sans devoir tout contrôler consciemment.
Cette capacité est très utile.
Mais elle peut aussi concerner certaines réactions émotionnelles ou certains comportements :
stress,
peurs,
envies,
habitudes,
automatismes
ou réactions répétées.
Ce qui a été appris automatiquement peut parfois continuer à se répéter,
même lorsqu’une partie de vous souhaite faire autrement.
Les neurosciences décrivent souvent le cerveau comme un organe qui anticipe en permanence.
À partir des expériences passées,
il construit des prédictions :
ce qui pourrait arriver,
ce qui pourrait être dangereux,
ce qui pourrait soulager,
ce qui pourrait se reproduire.
Ces prédictions influencent ensuite les émotions,
les sensations,
les pensées
et les comportements.
Parfois,
le cerveau ne réagit pas seulement à ce qui se passe réellement,
mais aussi à ce qu’il prévoit.
L’hypnose peut créer un contexte particulier pour explorer ces réactions automatiques
et ouvrir d’autres possibilités de réponse.
L’une des caractéristiques les plus étudiées de l’hypnose concerne l’attention.
Dans la vie quotidienne,
l’attention est souvent dispersée entre les pensées,
les souvenirs,
les préoccupations,
les sensations
et l’environnement extérieur.
Pendant l’expérience hypnotique,
l’attention peut devenir plus focalisée.
Certaines informations prennent davantage de place,
pendant que d’autres deviennent moins présentes.
La personne reste consciente.
Elle ne dort pas.
Elle ne perd pas le contrôle.
Son attention est simplement orientée d’une manière différente,
plus précise,
plus disponible pour l’expérience en cours.
Contrairement à certaines idées reçues,
le cerveau ne s’éteint pas pendant l’hypnose.
Il reste actif.
Certaines régions cérébrales voient leur activité se modifier,
et certains réseaux communiquent différemment.
L’hypnose ne correspond donc pas à une absence de conscience,
ni à un état passif.
Elle correspond plutôt à une organisation particulière de l’attention,
de la perception
et du traitement de l’information.
Les neuroscientifiques décrivent un ensemble de régions cérébrales appelé
réseau du mode par défaut.
Ce réseau est souvent actif lorsque l’esprit vagabonde,
repense au passé,
imagine l’avenir,
rumine
ou construit des scénarios intérieurs.
Certaines recherches suggèrent que l’état hypnotique s’accompagne d’une modification de l’activité de ce réseau.
Cela pourrait contribuer à expliquer pourquoi certaines personnes décrivent :
moins de bruit mental,
davantage de présence,
ou une sensation d’apaisement pendant l’expérience hypnotique.
L’hypnose peut ainsi favoriser un rapport différent aux pensées,
aux sensations
et aux images intérieures.
Les émotions ne sont pas des ennemies.
Elles participent à l’adaptation,
à la protection
et à la prise de décision.
Mais certaines expériences peuvent créer des associations durables entre une situation,
une sensation,
une émotion
et une réaction.
Le cerveau apprend alors à réagir rapidement lorsque quelque chose ressemble à une expérience déjà vécue.
Ces réactions peuvent être utiles.
Elles peuvent aussi devenir excessives,
automatiques
ou inadaptées au contexte actuel.
L’hypnose peut accompagner une autre manière de vivre certaines réactions émotionnelles,
sans les nier
et sans chercher à les supprimer brutalement.
Le cerveau conserve toute la vie une capacité d’adaptation appelée
neuroplasticité.
Cela signifie que certaines connexions peuvent se renforcer,
s’affaiblir
ou se réorganiser en fonction des expériences,
des apprentissages
et des répétitions.
Changer une réaction,
une habitude
ou une manière de percevoir une situation ne se fait pas seulement par la volonté.
Cela implique souvent de nouveaux apprentissages,
de nouvelles associations
et une autre manière de mobiliser ses ressources.
L’hypnose ne crée pas cette capacité.
Elle s’appuie sur un cerveau déjà capable d’apprendre,
de s’adapter
et d’évoluer.
L’état hypnotique n’est pas un phénomène étrange ou exceptionnel.
Nous connaissons déjà certains états proches lorsque nous sommes absorbés dans un livre,
un film,
une activité créative
ou un moment de concentration intense.
La perception du temps peut changer.
L’attention devient plus sélective.
Certaines sensations deviennent moins présentes,
tandis que d’autres prennent davantage de place.
L’hypnose utilise volontairement des mécanismes naturels :
attention,
imagination,
mémoire,
apprentissage,
émotions
et adaptation.
Les neurosciences décrivent l’hypnose comme un état particulier associé à une modification de l’attention
et à une organisation différente de certains réseaux cérébraux.
Le cerveau reste actif.
La personne reste consciente.
L’expérience s’appuie sur des fonctions normales du cerveau :
attention,
mémoire,
perception,
émotions,
apprentissage
et neuroplasticité.
Loin d’être une perte de contrôle,
l’hypnose peut être comprise comme une manière particulière de mobiliser certaines ressources déjà présentes.
Est-ce que l’hypnose endort ?
✔ Non. La personne ne dort pas. Elle reste consciente pendant la séance.
Est-ce que l’on perd le contrôle ?
✔ Non. La personne reste libre, consciente et actrice de l’accompagnement.
Est-ce que l’hypnose agit de la même manière pour tout le monde ?
✔ Non. Chaque personne vit l’expérience à sa manière, selon sa sensibilité, son histoire et sa manière de fonctionner.